Matwiya El-Beya!
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Métouia….Aaguèba….Maya…touts ces mots référent à une même définition : métouia. Une mère pleine de tendresse, vêtue de la couleur de la vie et de la beauté en toutes ses formes. Une mère qui nourrit son trône d’amour du patrimoine dans les diffèrents coins de la terre.

Bien que je sois seulement à cinquante pour cent originaire de ce petit village, cet immense palmier qui prend place entre le soleil et les gens, j’estime que métouia a et a toujours eu sa grande place dans mon cœur, a et a toujours investi les plus profonds filaments de mon âme.

Ce village qui habituellement s’éteint en hiver, se réanime au cœur de l’été et du midi terriblement ensoleillé par ces anciens habitants immigrants particulièrement pour la France afin de revivre toutes les nuits de leur jeunesse si lointaines et si présentes tout en tentant de transmettre à leurs enfants une éducation similaire à la leur.

Métouia est en fait un petit bout de terrain célèbre par la chaleur et la gentillesse de ses habitants qui se sont fait reconnaître sur toute la superficie de la tunisie. Là où tu te déplaces et que tu rencontres un matwi ou une matwia, tu remarques en cette personne la fierté de l’appartenance à un peuple si petit, réputé par son orgueil, la splendeur de ses hommes, la tendresse de ses femmes, la joie de vivre de ses enfants et l’élégance de ses paysages.

Métouia c’est la douceur d’aimer et d’admirer son être, sa trace, le reflet de l’or scintillant des manches des belles dames, la fermeté des hommes solides qui ne craignent ni soleil ni scorpion, l’horizon pur, les caresse ferventes de nismet la3chia du sud-est.

Métouia c’est la délicatesse d’un parfum qui chatouille ton odorat à l’entrée, c’est certes l’Ghaba ou jnan à la Tunisoise, d’où le fameux surnom « matwia el khadhra ». Là où le soleil te sourit à travers la pluie rarissime de l’hiver. De ce jnan tu peux déguster les grenadines et les dates.

Métouia c’est aussi une mer, une plage, une route pleine de virage, une ambiance purement familiale, une ambiance purement amicale, rencontre avec la famille, les cousins, les amis…le soir c’est la marrée basse ; dans ton coin, tu t’assoies à l’ombre du crépuscule, un bout de pastèque a la main, tu admires silencieusement le coucher du soleil. Tu finis ta journée avec ton groupe habituel dans la joie et la bonne entente.

Bien que de génération en génération on grandisse et on oublie, b7ar el métouia, ça reste toujours un endroit de lamma et de plaisir pour tout être appartenant à cette terre.

Personnellement je n’ai pas visité le sud depuis quatre ans ou plus, je n’ai pas grandit sous son ombre, mais le rossignol de la métouia a bien su laisser sa musique cicatrisée à jamais dans mon âme. Je garde en mémoire ce petit bout de chemin de mon enfance avec ses purs moments de bonheurs et de malheur. J’aime et j’aimerai toujours la vie à la métouienne -si mon expression est bonne- dont la simplicité m’émerveille.

Ce site dont je remercie les créateurs, m’as permise de faire un clin d’œil à quelques proches, de retrouver en quelques sorte l’ambiance du bled, de ressentir son odeur.

Heureusement pour moi que la seconde métouia est présente ici au centre ville car le passage, rue bab el khadra, rue tronja, marché sidi el bahri, café métouia zman, rue el metouia, librairie laaroussi el matwi…dans ces lieux en plein centre ville, appelés par certain quartier d’el mtawa, tu retrouves les familles Gaabeb, Aribi, Khadher, Romdhane, Ghodbène, Ben Brahim…et encore plein d’autre nom.

Pour terminer je tiens à saluer touts ceux qui me reconnaissent, spécifiquement Aboubaker Khadher, Nadia Khalifa, et Ali Rabah.

Esmahène Romdhane
(soussourom@hotmail.com)






Dernière mise à jour le 5-feb-05